Des Harragas Algériens recrutés par des réseaux criminels français

Diaspora
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Par Djamel Saleh

Nous voyons de plus en plus de migrants algériens en France. Il s’agit de mineurs clandestins et non accompagnés. Depuis quelques années, on voit ce phénomène prendre plus d’ampleur, mais jusqu’à quand va-t-il durer ?

Depuis quelques années, le nombre d’immigrants algériens grimpe en flèche en France. Mais ce qui est effrayant, c’est le nombre de mineurs clandestins qui ne sont souvent pas accompagnés.

Récemment, le sociologue Olivier Peyroux a déclaré qu’il était temps de s’inquiéter sérieusement sur l’avenir de ces jeunes. Selon le sociologue spécialisé en affaires d’immigrés, plus de 250 vols ont été enregistrés en 2015. Ces vols ont été commis par des clandestins mineurs.

En parallèle, beaucoup de jeunes Algériens sont poursuivis en justice pour des affaires de délinquance. Le nombre augmente en flèche ! La plupart sont issus des grandes villes comme Alger, Oran ou Annaba. Ils se retrouvent en France généralement en groupe. Et pour la plupart, leurs parents n’étaient même pas au courant de leur départ.

Y’a-t-il quelqu’un derrière ces affaires ?

Après une longue enquête menée par Olivier Peyroux, le verdict est là ! Des dizaines d’organisations et de réseaux criminels sont derrière les mineurs. En effet, les adolescents algériens sont recrutés par des réseaux. Par la suite, ils se font passer pour des tunisiens ou marocains afin de pas être identifiés et expulsés.

Ces réseaux criminels se trouvent dans toutes les grandes villes. On les voit à Marseille, Paris, Lyon… le recrutement ne se fait pas forcément en France mais en Algérie pour la plupart. Par la suite, les jeunes migrent en France et trouvent des intermédiaires pour les affaires.

Le fléau des fraudeurs mineurs clandestins en augmentation : pourquoi ?

Après une enquête sociale, il s’avère que la plupart des fraudeurs ont des antécédents d’échecs scolaires et sociaux. La plupart sont sans abris, ne vont pas à l’école et n’ont aucun revenu.

Alors la plupart se dirigent d’abord vers la vente de cigarettes. Ensuite, ils sont déviés vers d’autres affaires de fraude comme les vols de téléphones, les agressions et le trafic de drogue.

En parallèle, on notifie que ces ados ne sont même pas bien payés. Par exemple, pour les cigarettes, les vendeurs touchent un bénéfice de 10 euros par cartouche. Pour la drogue, ils sont payés à 30 euros pour travailler une journée entière jusqu’en fin de soirée.

Enfin, les réseaux de fraude font consommer de la drogue et des stupéfiants aux mineurs clandestins. Ceci est un moyen de les  »fidéliser » et les faire dépendre de l’organisation. D’ailleurs, on les différencie rapidement des migrants syriens, marocains ou tunisiens à cause de leur état. La meilleure solution pour lutter contre ce fléau serait une collaboration entre les deux pays afin de résoudre le problème depuis les racines.

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